La définition du bas du visage tient à peu de choses : une ligne mandibulaire nette, un angle franc entre la mâchoire et le cou, une transition sans flou entre le visage et le cou. Avec les années, cette ligne perd de sa précision, et beaucoup de patientes décrivent la même impression, celle d’un ovale qui « s’efface » sans qu’aucune ride ne l’explique. Une partie de ce phénomène n’a rien à voir avec la peau ni avec le volume : elle tient à un muscle, le platysma, qui tire le bas du visage vers le cou. C’est sur ce muscle qu’agit le Néfertiti lift, une technique d’injection de toxine botulique décrite il y a près de vingt ans et aujourd’hui bien documentée.
Cet article détaille le principe de la technique, ce qu’elle peut et ne peut pas apporter, le profil des patients et patientes qui en tirent un bénéfice, le déroulement d’une séance au cabinet du Dr Cornette de Saint-Cyr à Paris 16e, ainsi que la place qu’elle occupe à côté des fils tenseurs permanents et du lifting du cou.
Une technique née d’une observation anatomique
Le nom de la technique fait référence au buste de la reine égyptienne Néfertiti, conservé à Berlin, dont le cou allongé et la ligne mandibulaire très dessinée sont devenus une référence esthétique. La technique elle-même a été décrite en 2007 par le Dr Levy, médecin genevois, dans le Journal of Cosmetic and Laser Therapy, à partir d’une série de 130 patients (PubMed 18236245).
Son point de départ est une observation simple. La toxine botulique était alors largement employée pour les rides du front, de la glabelle et du contour des yeux, et l’on savait déjà qu’elle atténuait les cordes verticales du cou. Plusieurs praticiens avaient remarqué qu’en traitant ces cordes, la ligne de la mâchoire paraissait plus nette, mais l’effet restait inconstant parce qu’il n’était pas recherché pour lui-même. Le Dr Levy a proposé de cibler spécifiquement la portion du platysma qui s’insère sur le bord de la mandibule, afin de « draper » la peau le long de ce contour et d’obtenir l’effet visuel d’un mini-lifting. Il l’a ensuite décrite comme l’un des trois traitements du platysma par la toxine botulique, aux côtés du traitement des cordes antérieures du cou et des rides horizontales du cou (PubMed 26441117).
Le platysma, muscle abaisseur du bas du visage
Pour comprendre la technique, il faut se représenter le platysma. C’est un muscle très fin, presque une nappe, qui s’étend sous la peau depuis le haut du thorax jusqu’au bord de la mandibule, et dont certaines fibres remontent jusqu’au coin de la bouche. Il appartient au même système musculo-aponévrotique que le SMAS du visage, avec lequel il est en continuité. Lorsqu’il se contracte, il tire la peau du bas du visage et les commissures des lèvres vers le bas ; c’est lui qui dessine les cordes verticales visibles quand on crispe le cou.
La forme de la ligne mandibulaire résulte d’un équilibre de forces. D’un côté, le platysma et le muscle abaisseur de l’angle de la bouche exercent une traction descendante ; de l’autre, les muscles élévateurs du visage, qui s’attachent plus haut sur les pommettes et autour de la bouche, la contrarient. Chez un sujet jeune, cet équilibre maintient un contour net. Avec l’âge, la tonicité du platysma tend à dominer, ses fibres se renforcent parfois en cordes, et la traction vers le bas émousse progressivement le bord de la mâchoire et l’angle cervical. L’ovale paraît alors moins dessiné, même si les tissus n’ont pas encore glissé de manière importante.
Cette lecture musculaire explique pourquoi certaines patientes à la peau encore ferme, sans bajoues marquées, ont pourtant le sentiment d’avoir perdu la netteté de leur mâchoire. Elle explique aussi pourquoi le Dr Cornette de Saint-Cyr examine toujours le cou en mouvement : c’est à la contraction, lorsque la patiente serre les dents ou abaisse les commissures, que l’action du platysma sur la ligne mandibulaire devient visible.

Quelles sont les actions du Néfertiti lift
Le principe consiste à injecter de très petites quantités de toxine botulique le long du bord de la mandibule et sur la partie haute des cordes du platysma. En relâchant ces fibres, la toxine allège la traction qui tire le bord mandibulaire vers le bas et laisse les muscles élévateurs reprendre l’avantage. Le contour de la mâchoire gagne en netteté, l’angle entre la mâchoire et le cou se redessine, et la transition entre le visage et le cou devient plus franche. Lorsque le muscle abaisseur de l’angle de la bouche participe à la traction, son traitement contribue en outre à adoucir les plis d’amertume, sujet que nous détaillons dans la page consacrée au traitement du pli d’amertume.
Il est important de bien situer cet effet. La toxine agit sur l’équilibre des forces musculaires, non sur la position des tissus.
Le Néfertiti lift modifie la manière dont les muscles tirent sur le bas du visage ; il ne replace pas des tissus qui ont glissé et ne remplace pas une suspension.
Son résultat est mesuré et temporaire, ce qui est à la fois sa limite et son intérêt : le visage reste naturel, l’expression est préservée, et l’effet s’estompe progressivement si le traitement n’est pas renouvelé. La technique ne crée pas de tension cutanée, ne retire pas de peau et n’apporte pas de volume. Une patiente qui présente des bajoues installées, un relâchement important ou un excès de peau sous le menton ne trouvera pas dans le Néfertiti lift une réponse suffisante, et le Dr Cornette de Saint-Cyr l’orientera plutôt vers les fils tenseurs permanents, qui repositionnent les tissus, ou, en cas d’excès cutané important, vers un lifting.
À qui s’adresse le Néfertiti lift
Le Néfertiti lift convient surtout aux patientes et aux patients chez qui la perte de netteté de l’ovale tient davantage à la dynamique musculaire qu’au relâchement des tissus. Le profil type est celui d’une personne qui conserve une peau de bonne qualité, sans excès cutané ni bajoues franches, mais dont la ligne mandibulaire s’est adoucie et dont le cou montre des cordes à l’effort. On le rencontre fréquemment à partir de la quarantaine, parfois plus tôt chez les sujets dont le platysma est naturellement très actif.
Le critère décisif reste l’examen clinique. Le Dr Cornette de Saint-Cyr distingue deux mécanismes de vieillissement du bas du visage, qui appellent des réponses différentes. Le premier est le glissement tissulaire : les tissus descendent sous l’effet de la gravité et de la détente des structures de soutien, sans que la peau soit en excès. Le second est la fabrication de peau excédentaire, où la peau, devenue trop abondante, forme un surplus dont la correction relève d’une exérèse chirurgicale. Le Néfertiti lift s’inscrit en amont de ces deux situations, là où la traction musculaire domine encore. Sa véritable indication est donc une mâchoire émoussée par un platysma trop actif, chez un patient qui souhaite un effet discret et réversible.
La technique intéresse aussi les patients qui envisagent un lifting mais souhaitent en différer le moment, ou ceux qui ont déjà bénéficié d’un lifting du cou et dont les cordes platysmales réapparaissent avec le temps. L’interrogatoire médical recherche par ailleurs les contre-indications, détaillées plus bas, et les traitements susceptibles d’interférer avec la toxine.
Le déroulement d’une séance au cabinet
Tout commence par une consultation. Le Dr Cornette de Saint-Cyr observe le visage au repos puis en mouvement, de face et de profil, et demande à la patiente de contracter le cou pour faire apparaître les cordes platysmales. Il évalue la qualité de la peau, la présence de bajoues, le volume du menton et de l’angle mandibulaire, l’importance de la graisse sous le menton. Cette analyse permet de déterminer si le Néfertiti lift répond seul à la demande, s’il doit être associé à un autre geste, ou si une technique de repositionnement est plus adaptée.
Lorsque la décision est prise, la séance elle-même est courte, de l’ordre de dix à quinze minutes. Le visage est nettoyé et désinfecté. Les points d’injection sont repérés le long du bord mandibulaire et sur les cordes du cou, puis la toxine est injectée à l’aide d’une aiguille très fine, en injections superficielles. Les doses sont faibles et réparties en de nombreux points, ce qui demande une connaissance précise de l’anatomie du cou : les muscles profonds qui servent à la déglutition et à la phonation se trouvent à proximité et ne doivent pas être atteints. Le geste est peu douloureux et ne nécessite pas d’anesthésie.
Après la séance, de petites papules apparaissent puis disparaissent en quelques minutes et de rares ecchymoses peuvent apparaître aux points de piqûre. La patiente reprend ses activités le jour même. Il est conseillé de ne pas masser la zone, d’éviter le sport intense et les fortes chaleurs pendant les vingt-quatre heures qui suivent, et de rester en position verticale quelques heures après l’injection.
Quand apparaît le résultat et combien de temps dure-t-il ?
La toxine botulique n’agit pas immédiatement. Le relâchement musculaire s’installe progressivement, et le résultat devient visible entre sept et quatorze jours après l’injection. Le Dr Cornette de Saint-Cyr propose généralement un contrôle à ce moment pour évaluer l’effet et, si nécessaire, compléter discrètement le traitement.
L’effet se maintient en moyenne trois à six mois. La transmission entre le nerf et le muscle se rétablit ensuite progressivement, et le platysma retrouve sa force initiale. L’essai randomisé publié en 2025 dans l’Aesthetic Surgery Journal illustre ce profil : les participants traités par toxine botulique gardaient une amélioration supérieure à celle du groupe placebo jusqu’au cent-vingtième jour, dernier point de mesure de l’étude, avec un effet qui déclinait graduellement au fil des semaines (PubMed 39475141). Le renouvellement est donc nécessaire pour maintenir le bénéfice, deux fois par an.
Le résultat reste volontairement discret. La patiente retrouve une ligne de mâchoire plus nette et un cou plus lisse, sans que l’on puisse identifier qu’un geste a été réalisé.
Rechercher un effet naturel qui respecte l’expression plutôt qu’une transformation visible : c’est l’un des principes de la pratique du Dr Cornette de Saint-Cyr.
Effets indésirables et précautions
Le Néfertiti lift est un geste généralement bien toléré. Les effets les plus fréquents sont locaux et transitoires : une légère sensibilité aux points d’injection, une petite rougeur, parfois une ecchymose qui s’efface en quelques jours. Plus rarement, une diffusion de la toxine vers des muscles voisins peut entraîner une asymétrie du sourire, une sensation de faiblesse du cou ou une gêne à la déglutition. Ces effets sont temporaires, puisqu’ils disparaissent avec l’élimination du produit.
Les données récentes vont dans le même sens. Dans l’essai randomisé contre placebo publié en 2025 dans le Journal of the American Academy of Dermatology, la fréquence des effets indésirables était comparable dans les deux groupes, et aucun trouble de la déglutition ni aucune faiblesse musculaire n’a été rapporté (PubMed 39442886).
Les précautions tiennent avant tout à l’examen du patient et à la maîtrise du geste. Le traitement n’est pas réalisé chez la femme enceinte ou allaitante, en cas de maladie de la jonction neuromusculaire, ni en cas d’infection cutanée de la zone à traiter. Un intervalle suffisant est respecté avec les autres injections de toxine, et le Dr Cornette de Saint-Cyr consigne précisément les points et les doses utilisés pour ajuster les séances suivantes.
Néfertiti lift, fils tenseurs permanents, lifting du cou : trois niveaux de réponse
Le Néfertiti lift n’est qu’une des réponses possibles à la perte de définition de la jawline. Le choix dépend du mécanisme qui domine, et le Dr Cornette de Saint-Cyr raisonne en trois niveaux.
Lorsque la traction musculaire est en cause et que les tissus sont encore en place, la toxine botulique suffit souvent. Lorsque les tissus ont glissé, que les bajoues se dessinent et que l’ovale s’est affaissé sans excès de peau, les fils tenseurs permanents prennent le relais. Ces fils en polyester recouvert d’une couche de silicone d’un micron sont placés en profondeur, dans le SMAS du visage et dans le platysma au niveau du cou, et assurent une suspension mécanique des tissus. Ils occupent une place intermédiaire entre les injections et la chirurgie, et leur résultat se maintient cinq à dix ans. Lorsque la peau est en excès, enfin, c’est le lifting du cou ou le lifting cervico-facial qui permet de retendre et de retirer le surplus cutané.
| Technique | Ce qu’elle corrige | Ce qu’elle ne corrige pas | Durée de l’effet |
|---|---|---|---|
| Néfertiti lift | Traction du platysma, cordes du cou, netteté de la ligne mandibulaire | Glissement des tissus, excès de peau, perte de volume | 3 à 6 mois |
| Fils tenseurs permanents, durables | Glissement des tissus, bajoues, ovale affaissé | Excès de peau important, rides d’expression | 5 à 10 ans |
| Lifting du cou ou cervico-facial | Excès de peau, relâchement avancé du cou et de l’ovale | Rides d’expression | Durable, le vieillissement se poursuit |
Ces trois niveaux ne s’excluent pas. Un patient opéré d’un lifting du cou peut, quelques années plus tard, voir réapparaître des cordes platysmales qu’un Néfertiti lift atténue sans nouvelle intervention. De même, une patiente traitée par fils tenseurs durables peut compléter le résultat par la toxine si la traction musculaire persiste.
Associer le Néfertiti lift à d’autres gestes
La définition de la mâchoire dépend de plusieurs composantes, et il est fréquent que la toxine ne traite qu’une partie de la demande. Lorsqu’un menton peu projeté ou un angle mandibulaire peu marqué participe au manque de définition, l’acide hyaluronique injecté le long du bord mandibulaire ou au menton restaure la structure qui manque. Toxine et acide hyaluronique peuvent être réalisés au cours de la même séance, la première agissant sur la dynamique musculaire, le second sur le volume.
Lorsque la largeur du bas du visage est en cause, le problème relève d’un autre muscle, le masséter, situé à l’arrière de la joue. L’injection de botox dans les muscles masséters affine l’angle de la mâchoire par un mécanisme différent. Enfin, l’association avec les fils tenseurs permanents est fréquente : les fils durables repositionnent les tissus qui ont glissé, la toxine rééquilibre les forces musculaires. Les fils sont posés en premier, et la toxine intervient après résorption de l’œdème, selon un délai fixé en consultation ; nous détaillons cette logique dans notre article consacré à l’association des fils tenseurs et de la toxine botulique.
Ce que dit la littérature scientifique
Depuis la publication princeps de 2007, le Néfertiti lift est entré dans la pratique courante des médecins et chirurgiens esthétiques. Une revue publiée en 2022 dans Plastic and Reconstructive Surgery sur la définition du bord mandibulaire le range parmi les techniques réalisables au cabinet, aux côtés de l’injection des masséters et de l’augmentation du bord mandibulaire par acide hyaluronique, et précise que la traction inférieure du platysma peut être atténuée par la toxine (PubMed 35196678).
Les données les plus solides sont venues récemment de deux essais randomisés contre placebo consacrés à la proéminence du platysma, définie comme l’apparition visible du muscle à la contraction, responsable d’une ligne mandibulaire moins dessinée et de cordes verticales du cou. Dans l’essai publié dans l’Aesthetic Surgery Journal, près de 77 % des participants traités qui se déclaraient gênés par l’apparence de leur cou ont gagné au moins un grade d’amélioration au quatorzième jour, contre 21 % sous placebo (PubMed 39475141). L’essai publié dans le Journal of the American Academy of Dermatology rapporte en outre une satisfaction plus élevée et une gêne moindre liée à l’apparence de la mâchoire et du cou chez les patients traités (PubMed 39442886). Ces travaux ont appuyé l’autorisation de la toxine botulique sur les bandes platysmales aux États-Unis. En France, son emploi sur cette zone reste hors autorisation de mise sur le marché, ce que le Dr Cornette de Saint-Cyr explique au patient lors de la consultation.
Questions fréquentes sur le Néfertiti lift
Le Néfertiti lift fait-il disparaître les bajoues ?
Le Néfertiti lift redonne de la netteté à la ligne mandibulaire en relâchant la traction du platysma, ce qui atténue l’impression d’ovale émoussé. Il ne replace pas les tissus qui ont glissé : lorsque les bajoues sont installées, leur correction passe par un repositionnement mécanique, que permettent les fils tenseurs permanents ou le lifting.
À partir de quel âge peut-on envisager un Néfertiti lift ?
Il n’existe pas d’âge fixe, car la décision repose sur l’examen du cou en mouvement. La technique intéresse le plus souvent des patients d’une quarantaine ou d’une cinquantaine d’années dont la peau reste de bonne qualité, mais elle peut convenir plus tôt lorsque le platysma est très actif.
Le Néfertiti lift est-il douloureux ?
Les injections sont réalisées avec une aiguille très fine et sont généralement bien supportées, sans anesthésie. La patiente ressent de brèves piqûres et reprend ses activités le jour même.
Combien de temps dure l’effet d’un Néfertiti lift ?
Le résultat apparaît en sept à quatorze jours et se maintient en moyenne trois à six mois. Il s’estompe ensuite progressivement, et le traitement est renouvelé pour conserver le bénéfice.
Le Néfertiti lift remplace-t-il un lifting du cou ?
Non. Le Néfertiti lift agit sur l’équilibre des forces musculaires, alors que le lifting du cou retend les tissus et retire l’excès de peau. Le premier convient à une perte de définition d’origine musculaire, le second aux relâchements avancés avec peau excédentaire.
Peut-on associer le Néfertiti lift à d’autres traitements ?
Oui. Il est fréquemment associé à l’acide hyaluronique pour restaurer la structure du menton ou de l’angle mandibulaire, à l’injection des masséters pour affiner la largeur du bas du visage, ou aux fils tenseurs permanents lorsque les tissus ont glissé. Le plan de traitement est établi lors de la consultation avec le Dr Cornette de Saint-Cyr.
Références
Levy PM. The « Nefertiti lift »: a new technique for specific re-contouring of the jawline. J Cosmet Laser Ther. 2007;9(4):249-52. PubMed 18236245
Levy PM. Neurotoxins: current concepts in cosmetic use on the face and neck — jawline contouring/platysma bands/necklace lines. Plast Reconstr Surg. 2015;136(5 Suppl):80S-83S. PubMed 26441117
Rohrich RJ, Agrawal NA, Avashia Y, Savetsky IL. A novel algorithm for defining the mandibular border. Plast Reconstr Surg. 2022;149(3):429e-432e. PubMed 35196678
Shridharani SM, Ogilvie P, Couvillion M, Pavicic T, et al. Improving neck and jawline aesthetics with onabotulinumtoxinA by minimizing platysma muscle contraction effects: efficacy and safety results in a phase 3 randomized, placebo-controlled study. Aesthet Surg J. 2025;45(2):194-201. PubMed 39475141
Fabi S, Humphrey S, Biesman B, George R, et al. Improvement of platysma prominence with onabotulinumtoxinA: safety and efficacy results from a randomized, double-blinded, placebo-controlled phase 3 trial. J Am Acad Dermatol. 2025;92(2):285-291. PubMed 39442886

